Jeu, set et match : Federer

Certains sportifs maintiennent le cap plus longtemps que prévu : cette impression d’être immortel ou du moins d’être une exception de la nature. Enigmatique, à l’instar de Roger Federer,  38 ans, continue d’afficher son plus beau regard d’enfant à chacune de ses victoires. Coup de projecteur sur ce sportif, possédant 20 grands chelems à son actif à l’heure où vous lisez ces lignes.

Bien curieux, celui qui arrivera à deviner ses doutes ou ses angoisses pendant une rencontre. Il donne cette impression d’être en maîtrise totale sur le terrain, rien ne se lit sur son visage. Il arrive à faire des prouesses… presque à être accroché dans les airs sur certaines actions. Cette impression de légèreté, cette façon de rendre facile des gestes qui nous semblent difficiles à exécuter.

Ce qui m’a fasciné avec ce sportif, c’est sa faim insatiable de victoires. Telle une quête absolue dont il faut tenir compte afin d’essayer de cerner le personnage comme le soulignait si bien le journaliste Thomas Sotto dans son ouvrage « une aventure nommée Federer ».

Malgré les succès, son grand rival Rafael Nadal aura été l’un des rares joueurs à avoir réussi à l’empêcher de régner en maître sur le tennis mondial. Roi de la terre battue avec 11 titres à Paris, Roger Federer aura perdu 4 fois contre cet adversaire coriace. Leurs affrontements ont construit le tennis des années 2000, ils se sont disputés les deux premières places mondiales de 2005 à 2010. Egalement, le place de n°1 en 2017 et 2018. 24 de leurs confrontations se sont déroulés lors de finales, notons que 9 de ces finales concernaient des tournois du grand Chelem !

Des matchs épiques avec l’édition 2008 à Wimbledon où l’espagnol a stoppé la domination sans partage de Federer sur gazon en l’empêchant de soulever son 6ème trophée sur cette surface. Les confrontations entre Federer et Nadal font à l’avantage de l’espagnol (24 victoires pour Nadal, 16 pour Federer).

En revanche, le verrou psychologique aura cédé en 2017 lors de l’Open d’Australie par une victoire épique de Federer, son 18ème titre du Grand Chelem, après quasiment cinq années d’attente ; une renaissance. Le mensuel « Tennis Mag » titrait dans l’un de ses articles : « Federer a resurgi des limites pour signer ce come back que même le plus hitchcockien ou le plus federien des scénaristes n’aurait osé imaginer dans ses délires les plus forts ».

Par amour du jeu, Federer continuera sur sa lancée en remportant l’Open d’Australie en s’adjugeant son 20ème titre du Grand Chelem et en devenant 14 ans après sa premiere fois ( en 2003, il bat Mark Philippoussis en finale de Wimbledon), cinq ans et trois mois après la dernière fois, à 36 ans et cent jours, le plus vieux numéro 1 de l’histoire du tennis : le 16 février 2018. Un record détenu jusqu’à présent par Andre Agassi, grande star des années 80-90.

Je pourrais continuer à parler de ce grand champion pendant des heures…devenu si familier au fil des années. A chacun de ses matches, j’ai eu cette impression de l’accompagner, l’un des rares sportifs (exception Serena Williams ou des matchs NBA) pour lequel j’étais capable de me lever en pleine nuit y compris pour l’Open d’Australie, l’US Open ou des Masters.

Mais l’essentiel est sans doute à chercher ailleurs. Je pense que le siècle dernier nous a apporté des grand(e)s champion(ne)s d’exception pour lesquels nous avons eu le privilège de découvrir leurs exploits en direct !

 

 

 

 

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